L’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) dénonce le bombardement d’un aéronef qu’elle présente comme civil et humanitaire, survenu le 27 août alors que l’appareil acheminait des produits de première nécessité à destination de Minembwe, dans le Sud-Kivu.
Dans un communiqué publié le 2 septembre, le mouvement affirme que l’aéronef a été pris pour cible vers 8h10 et attribue l’attaque aux forces coalisées soutenant le gouvernement de Kinshasa. L’AFC-M23 qualifie cet incident d’« acte terroriste » visant, selon elle, à entraver l’assistance destinée aux populations confrontées à la crise humanitaire.
Le mouvement soutient qu’il ne s’agirait pas d’un incident isolé. Il évoque notamment la destruction, le 30 juin, d’un autre appareil à Minembwe qui aurait transporté des médicaments destinés à l’hôpital local. Il rappelle également un précédent enregistré à Walikale en 2025.
L’AFC-M23 accuse par ailleurs Kinshasa de vouloir décourager les interventions humanitaires dans certaines zones affectées par le conflit et inscrit ces incidents dans le contexte plus large des affrontements persistants dans l’Est de la RDC.
Dans son communiqué, le mouvement dit prendre à témoin le peuple congolais et les médiateurs engagés dans les processus de paix. Il affirme maintenir son engagement à protéger les populations civiles « sans discrimination aucune » et annonce l’établissement d’un périmètre de sécurité destiné à prévenir de nouvelles menaces.
À ce stade, les circonstances précises du bombardement ainsi que la responsabilité attribuée par l’AFC-M23 nécessitent une confirmation indépendante.
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