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En attendant l’ordonnance de l’instauration de l’état de siège, le remplacement de l’administration civile par l’administration militaire, au Nord-Kivu et en Ituri, suscite un débat houleux depuis l’annonce de la décision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, par le nouveau porte parole du gouvernement,Patrick Muyaya.
À part le soutien apporté au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo par le gouverneur de province, Carly Nzanzu Kasivita, lors de sa conférence de presse, le samedi 1er mai, et les nombreuses réactions favorables d’autres ressortissants du Nord-Kivu voire de la province voisine de l’Ituri, il y a aussi les craintes exprimées par certains leaders locaux sur les effets néfastes de l’affairisme dans l’armée.
S’il est vrai que le président de la République doit avoir mûri sa décision de l’instauration de l’état de siège, avec la désignation des généraux qui l’aideront à atteindre son objectif de démanteler les groupes armés,une partie de l’opinion lui recommande de se débarrasser,sans état d’âme, de tous les officiers affairistes. Ne pas les mettre hors d’état de nuire, ne produira pas les résultats escomptés.
Près d’une quinzaine d’années d’importants efforts financiers fournis par les gouvernements successifs à Kinshasa, ayant permis aux généraux et à leurs subalternes, ainsi que leurs complices,connus et inconnus, d’améliorer très sensiblement leurs conditions de vie au lieu de neutraliser les groupes armés, devaient amener le président, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à ne pas leur faire confiance pour ne pas le regretter à haute voix lors du prochain conseil des ministres.
Raphaël Kiwongi Matondo
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