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Afin d’éradiquer les groupes armés,locaux et étrangers, le caucus des députés nationaux du Nord-Kivu avait formulé quelques recommandations à la plénière du 29 mars 2021, notamment l’audit de l’armée sur les fonds décaissés par le gouvernement, l’ouverture de tous les procès en flagrance concernant le trafic d’armes,de munitions et les équipements militaires, ainsi que l’accélération des programmes de démobilisation et de réinsertion des éléments repentis.
Près d’une semaine après la motion d’information du caucus des députés nationaux du Nord-Kivu, l’Assemblée nationale a décidé de mettre sur pied une commission spéciale d’enquête parlementaire sur la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu,du Sud-Kivu,du Maniema,de l’Ituri, du Bas-Uélé,du Haut-Uélé et de Tanganyika. Avec quinze députés non originaires, cette commission spéciale devra effectuer les enquêtes sur terrain pendant un mois.
À Goma,certains leaders d’opinion et tribaux désapprouvent la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur l’insécurité récurrente au Nord-Kivu sans la participation de leurs élus. Il semblerait que les élus d’autres provinces, où doivent enquêter les quinze députés non originaires, en feraient également l’exigence. Voilà comment la peur d’une sérieuse enquête parlementaire pousse les partisans du statu quo à recourir aux manœuvres politiciennes pour empêcher la neutralisation des forces négatives.
Raphaël Kiwongi Matondo
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