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Le Rwanda voisin fait souvent l’objet de plusieurs accusations dont certaines sont aussi fallacieuses qu’ubuesques, mais il se fait malheureusement que d’autres accusations sont réelles et énervent la population frontalière de Goma notamment. Parmi elles,on a vu le café ou le thé congolais devenir rwandais,sans oublier les minerais de toute sorte.
Mais,ce qui arrive à présent dépasse tout entendement. En effet,il serait question d’importants montants en devises fortes qui quitteraient certaines banques installées à Goma pour traverser vers le Rwanda.
Le mercenariat des agents aux postes frontaliers, la porosité légendaire de nos frontières,la complicité des banquiers-affairistes avec leurs grands clients et la curieuse passivité de la Banque Centrale du Congo,pourtant responsable du maintien de la stabilité monétaire, tout cela étonne à plus d’un point de vue.
Jamais on n’aurait connu pareille situation avec un Albert Ndele, un Jules Sambwa, un Charles Bofossa, un Pierre Pay-Pay ou un Nyembo Shabani. C’est à croire que tous les domaines vitaux de la vie nationale seraient gangrenés.
Le transfert de ces liquidités qui s’opèrerait en contrebande, serait là un signe non équivoque d’un État, non pas qui se recherche, mais qui est complètement perdu. Un tel scandale, puisque c’en est un,devrait réveiller la révolte de tout citoyen,lequel assiste vivant et impuissant, à la liquéfaction parfaite de la nation congolaise avec la complicité de tous les services autorisés à fonctionner aux postes frontaliers.
La politique n’est faite que pour permettre une meilleure gestion de la Res Publica, dans celle-ci, il y a l’économie,le social,le patrimoine,…Favoriser la fuite des devises fortes vers le Rwanda, c’est hypothéquer le pays lui-même, tout en provoquant une rareté des devises sur le marché qui peut amener la population à se révolter contre ses dirigeants.
Nous voilà donc avertis, à moins de nous considérer tous comme des citoyens dont le pays va vers sa liquidation prochaine. L’ouverture d’une enquête sur l’implication de la direction provinciale de la Banque Centrale du Congo au Nord-Kivu est à envisager pour les sanctions exemplaires.
Pascal Hamici
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