Jamais, dans l’histoire tourmentée de la République démocratique du Congo, l’insécurité a été transformée en un juteux business des autorités, militaires et civiles, comme il en est le cas depuis une vingtaine d’années dans la province du Nord-Kivu, où les morts se comptent par milliers.
Tout en faisant semblant de s’en émouvoir, les fils du terroir, politiciens, opérateurs économiques et membres influents de la société civile, ne parviennent pas à cacher leur penchant de provoquer le pourrissement de la situation avec le soutien inavoué aux généraux affairistes de l’armée gouvernementale ainsi qu’à la Mission de l’Organisation des Nations Unies, monusco, malgré leur inefficacité avérée.
Déçus par l’inaction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, malgré ses déclarations de bonnes intentions,les mouvements citoyens du Grand-Nord, Beni/ville et Butembo, ont lancé une série d’actions pour exiger, notamment, le départ de la monusco et des organisations gouvernementales et non gouvernementales. Ils ont aussi décrété une dizaine de jours sans activités commerciales, scolaires,…
Cette révolte des jeunes des villes martyres, de Beni et de Butembo, leur vaut aujourd’hui les attaques de toutes sortes de la part des autorités provinciales,civiles et militaires, des opérateurs économiques et de nombreux profiteurs d’une crise sécuritaire qui n’en finit pas. Même l’hypocisie de certains princes d’églises fait douter de leur chrétienté d’une manière ahurissante.
Quoi qu’il leur arrive, les jeunes de Beni et de Butembo n’ont plus peur des intimidations ou menaces, d’où qu’elles proviennent, pour ne pas subir le malheureux sort de toutes les victimes expiatoires du massacre planifié par les officiers affairistes et d’autres tueurs agissant dans l’ombre, pour exterminer le dynamique peuple nande, surtout que le sang de leurs frères et sœurs crie vengeance. C’est clair que les comploteurs,connus et inconnus, ont tort de minimiser cette pression qui va s’intensifier dans les prochains jours.
Raphaël Kiwongi Matondo
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