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Les résultats qui nous ont donné la configuration politique actuelle dans notre pays,avec un nouveau président de la République,une assemblée nationale,un sénat et des assemblées provinciales,sans oublier les exécutifs provinciaux avec leurs nouveaux gouverneurs,résulte d’un processus qu’on n’a pas toujours en tête.
En effet, l’homme qui a mené,tambour battant,toutes les opérations de vote, Corneille Nangaa,n’est pas tombé là,par hasard.
Membre influent du staff de feu Apollinaire Malumalu, Corneille Nangaa,est un expert en processus électoral. À ce titre,après la mort de l’abbé président de la Commission électorale nationale indépendante Apollinaire Malumalu, il fut tout naturellement parmi les candidats pressentis à ce poste. Le fauteuil revenant à la société civile,il fut désigné par l’église protestante pour occuper la présidence.
Une fois désigné et avalisé par la plénière de l’assemblée nationale, l’homme a dû faire face à un véritable chemin de la croix pour faire aboutir à bon port le processus électoral, estimé,par certains spécialistes de la question, comme étant le scrutin de tous les dangers.
La grande bataille commença par l’acceptation du calendrier électoral par les partis politiques. En effet,faire accepter ce calendrier tenait du tour de force. Sans entrer dans les détails, souvent croustillants ou desolants,c’est selon, ce que les partis politiques de la majorité acceptaient,était aussitôt refusé par ceux de l’opposition et vice-versa. La tentative de faire réviser la loi électorale de solda,en une bataille rangée entre les protagonistes.
Quant on en arriva à la question du financement des élections, ajouté à cela,le refus,par le gouvernement d’accepter des financements extérieurs,ce dernier en faisant une question de souveraineté,on était au bord de l’apoplexie.
Le nec ultra sera atteint avec l’introduction de la machine à voter,une innovation salué par les uns,car permettant de contourner les difficultés du calendrier électoral, conspué par les autres,car étant,pour eux,une programmation faramineuse de la plus grosse tricherie des élections dans le monde,on était, alors,au bord de l’implosion de tout le processus électoral.
Malgré tout ce tohu bohu,le président Corneille Nangaa,ne se répartissait nullement de sa sérénité,d’autant plus qu’il avait réussi le cap du test de la machine à voter,que d’autres s’ingéniaient à appeler machine à voler (des voix),mais sans plus administrer des preuves irréfutables, Corneille Nangaa semblait toucher au but,enfin.
De fait,sa victoire vint justement de la machine à voter, celle-ci venant d’être le commun diviseur de l’opposition.
Quand l’udps et l’unc de Vital Kamerhe annoncèrent accepter aller au scrutin avec ou sans la machine à voter,le boulevard était ouvert pour Corneille Nangaa,puisque, même si Lamuka refusait d’aventure de participer aux élections, l’opposition y serait représenté,et c’était l’essentiel.
La cacophonie était de taille,en effet,Lamuka entreprit une campagne de boycottage de la machine à voter,mais la voix de la plate forme Cap pour le Changement était plus audible,qui disait : “même avec la machine à voter,la victoire est certaine”. L’opinion nationale se scinda en deux, les pour et les contre,chaque événement était interprété à sa manière par chaque camp. Ainsi,sans l’aide extérieure,puisque refusée par le gouvernement central,il fut calculé par les centres,qu’il sera impossible de déployer à temps et partout,les kits électoraux.
Le gouvernement y répondit en dotant la commission électorale nationale indépendante d’une importante logistique. Dans ce fascinant jeu de Ping pong, il fut énuméré toutes les difficultés en place : la révision du fichier électoral,le difficile déploiement des machines à voter,des véhicules,des motos,des hors bords, des groupes électrogènes,des panneaux solaires,des kits électoraux,des bulletins de vote,du recrutement et de la formation des agents électoraux,de l’insécurité dans plusieurs coins du pays avec l’assassinat et l’enlèvement des agents électoraux,du report des élections dans certaines localités,du délabrement des voies routières,du crash d’un avion Antonov au retour d’un déploiement du matériel électoral dans le Kasaï,de l’empêchement de Katumbi de venir déposer sa candidature,de l’invalidation de plusieurs candidats de l’opposition, notamment Bemba,Muzito,de l’empêchement de Lamuka d’atteindre certaines villes,du report des élections dans les villes de Beni et Butembo,et Béni/territoire à cause d’Ebola,de la proclamation des résultats provisoires, suivies des sanctions des USA contre Corneille Nangaa, Katintima et son fils,et de la démission du vice-président Katintima.
C’est normal que Corneille Nangaa soit fier d’avoir mener à bon port les dernières élections générales du pays qui ont redessiné le contour politique de la République Démocratique du Congo, même si,tout ce résultat a laissé un certain goût amer dans la bouche,puisque Corneille Nangaa est non partant pour un second et dernier mandat. Raphaël Kiwongi Matondo
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