Contrairement aux déclarations intempestives de certaines autorités,civiles et militaires, et de quelques leaders auto-proclamés de la société civile, voire de nombreux politiciens sans envergure nationale, en quête permanente d’un enrichissement sans cause, il n’est pas exagéré de constater le premier effet encourageant de la révolte des jeunes de Beni et de Butembo,sur l’insécurité récurrente, avec la paralysie de toutes les activités pendant une dizaine de jours, comme l’unique moyen de pression pouvant faire éviter l’extermination du peuple nande.
L’annonce, mercredi 7 avril, de la décision de la création d’une commission spéciale d’enquête parlementaire sur l’insécurité à l’Est, lors de la plénière, présidée par Christophe Mboso N’Kodia, après les recommandations du caucus des députés nationaux du Nord-Kivu, trouble déjà les partisans du statu quo, dont la détermination de tout mettre en œuvre pour pérenniser les groupes armés,locaux et étrangers, est soutenue par les généraux affairistes en poste à l’état-major général des Forces Armées de la République démocratique du Congo et dans les zones opérationnelles, Sokola 1 et Sokola 2.
Avec la volonté politique, comme l’a si bien signifié le 1er vice-président Kabund-a-Kabund, aux députés nationaux à la plénière d’hier,le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo peut réussir là où son prédécesseur Joseph Kabila Kabange, a échoué à cause de son laissez-aller insoupçonné, de l’affairisme outré dans l’armée, de la complicité de plusieurs leaders tribaux, de l’implication de réseaux mafieux,locaux, régionaux et étrangers, et de l’initulité de la longue présence des onusiens.
Qu’il s’agisse de l’identification des groupes armés,locaux et étrangers,et leurs commanditaires et d’inventorier tous les moyens mis à la disposition des Forces Armées de la République démocratique du Congo, FARDC, les quinze membres de la commission spéciale d’enquête parlementaire ne rencontreront aucune difficulté pour dégager les responsabilités dans l’activisme des groupes armés,locaux et étrangers. Sauf que l’implication de la population dans les pressions exercées par les mouvements citoyens est nécessaire pour trouver les solutions durables à sa sécurisation.
Raphaël Kiwongi Matondo
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