Après que la coalition Front Commun pour le Congo-Cap pour le Changement, FCC-CACH,eût volé en éclats,les deux anciens partenaires Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Joseph Kabila Kabange se sont résolument tourné le dos,au point que le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, et d’autres personnalités qui ont juré de ne pas trahir l’autorité morale du FCC, se retrouvent aujourd’hui dans l’opposition.
Mais, après avoir manœuvré pour avoir une nouvelle majorité, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est allé ratisser large jusqu’en province, où tous les gouverneurs ont adhéré à l’Union Sacrée de la Nation.Tous ? Non,car Zoé Kabila,tel le village gaulois contre Rome, est le seul gouverneur qui a opposé une fin de non recevoir à l’Union Sacrée de la Nation du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ainsi, à l’instar de feu Lokondo, qui refusait le règne de la pensée unique, Zoé Kabila, apparaît aujourd’hui comme l’un des rares politiciens qui refuse de tromper sa conscience en adhérant à l’Union sacrée de la nation pour faire plaisir au successeur de son frère aîné alors que ses administrés sont alignés derrière lui en reconnaissance pour ses impressionnantes oeuvres, qu’il est parvenu à réaliser en un laps de temps, dans une province jadis oubliée par les politiciens,les mêmes qui tiennent au départ d’un bâtisseur.
Il est tout de même curieux de voir les Tshisekedi, hier, mourant pour l’avènement de la démocratie, chercher de consacrer maintenant la domination de la pensée unique en voulant embrigader les leaders politiques et les forces vives dans l’Union sacrée de la nation, jusqu’à ne pas tolérer, semble-t-il, toute forme de résistance à cette vision du successeur de Joseph Kabila Kabange, d’une manière étonnante voire inquiétante.
Dans tous les cas, Zoé Kabila entre aujourd’hui dans les arcanes de l’histoire, comme étant une exception de la dignité, dans ce qui ressemble à l’océan de moutons de Panurge, une explication, s’il en fût,du pourquoi des contre-performances d’un des peuples avec les dirigeants à la conscience chargée et incapables de privilégier les intérêts de la population en demeurant les adeptes de la bourgeoisie compradore.
En attendant, même ceux, qui, au Tanganyika, ne voulaient pas de Zoé Kabila, en font aujourd’hui leur héros,au regard du travail titanesque qu’il fournit pour sortir sa province du sous-développement. C’est sûr qu’avec celui qui passe déjà pour un bâtisseur, la province de Tanganyika va connaître une modernisation inespérée d’ici la fin de son premier mandat, si le démocrate Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ne tombe pas dans le piège d’un inutile bras de fer.
Pascal Hamici
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