Le mercredi 31 mars,vingt cinq personnes ont trouvé une mort atroce à Beni, où on en compte plus d’un millier depuis une quinzaine d’années, malgré l’intensification des opérations militaires par l’armée gouvernementale, qui aurait déployé 22000 soldats pour la neutralisation des groupes armés, plus précisément les ADF/Nalu, semble-t-il, d’origine ougandaise.
À maintes reprises, le président de la République et Commandant suprême de l’armée nationale et de la police nationale, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a confirmé sa décision de venir s’installer pendant quelques semaines à Goma, afin de coordonner les opérations militaires pour lesquelles il n’a pas manqué d’insister sur la collaboration de la population avec les fardc lors de sa conférence de presse au gouvernorat du Nord-Kivu. En attendant la concrétisation de cette option de la dernière chance,les paisibles citoyens de cette cette partie de la rdc sont sauvagement abattus sans que la longue présence des soldats onusiens ne les sécurise.
De plus en plus,la société civile du territoire de Beni, quelques leaders d’opinion et une importante frange de la population, dénoncent une planification des tueries par les personnes physiques ou morales, qui agiraient dans le noir, avec la complicité des généraux affairistes, de l’état-major général, de la troisième zone de défense et de l’opération Sokola 1,voire de la 39ème région militaire, en collaboration avec un réseau d’agents de l’État au service de la mafia locale et régionale dont certains sont aux arrêts et transférés à Kinshasa pour une mise en examen qui se fait toujours attendre.
C’est peut-être pour faire élucider le mystère qui entoure la poursuite des tueries à Beni, que certains fils du terroir demandent avec insistance au garant de la nation, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’obtenir urgemment de la cour pénale internationale l’ouverture d’une enquête pouvant aboutir à l’identification de véritables planificateurs de l’extermination du peuple nande, dont le mode opératoire ressemble à un génocide, au lieu de continuer à se tromper des tueurs.
Raphaël Kiwongi Matondo
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