Attendu hier à Goma,le président de la République a reporté son arrivée.
À l’annonce de ce report par un message radiodiffusé du gouverneur Carly Nzanzu Kasivita, la désolation était lisible sur les visages de nombreux militants de l’UDPS et de ses sympathisants.
Même les différentes personnalités et les opérateurs économiques, ainsi que les leaders d’opinion qui espéraient solliciter une audience auprès du Chef de l’État pour obtenir quelques petites solutions à leurs doléances, ne cachent pas leur regret d’avoir raté cette opportunité.
Et pour avoir effectuée le déplacement de Goma,la forte délégation conduite par le gouverneur du Sud-Kivu regagne Bukavu sans un message à donner à la population confrontée à l’insécurité récurrente.
Quant à l’impressionnante équipe d’avance du président de la République, elle est entrain de reprendre les vols de Kinshasa après les énormes et inutiles dépenses effectuées à Goma.
Déjà dans la soirée de lundi,les bruits couraient sur l’éventualité de l’annulation des activités programmées par le protocole d’État pendant le séjour de tous les espoirs du Chef de l’État à Goma
Pour justifier ce report,le gouverneur Carly Nzanzu Kasivita a évoqué le motif d’un agenda très chargé du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo alors qu’un membre influent de son entourage a publié un tweet dans lequel il parle d’un problème sécuritaire.
Selon toute vraisemblance,les puissants réseaux de la mafia locale,nationale et internationale, auraient mis en branle leur forte influence auprès de leurs collabos à la présidence de la République et dans certaines officines diplomatiques pour retarder le voyage de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Goma.
Premiers à s’inquiéter des informations vérifiables à donner au président de la République sur la vraie-fausse crise sécuritaire de l’Est et les mesures qui allaient en découler,les officiers affairistes ont monté les stratégies de faire peur à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour la énième fois,les officiers affairistes viennent de réussir leur coup de maintenir le successeur de Joseph Kabila Kabange dans l’ignorance de leur forte implication dans l’insécurité entretenue à dessein à l’Est de la République Démocratique du Congo depuis une vingtaine d’années jusqu’à le tromper sur les effectifs des militaires.
Pourquoi amener le président de la République à demander à la communauté internationale de sanctionner les réseaux qui entretiennent les groupes armés dans son pays alors que ce sont ses propres officiers affairistes qui sont à la manoeuvre en complicité avec les hommes d’affaires véreux et les leaders autoproclamés de certaines communautés ? Le temps n’est plus loin où la vérité éclatera au grand jour sur l’insécurité transformée en un juteux business.
Raphaël Kiwongi Matondo
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