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Goma : le FRN dément vouloir prendre Uvira et dénonce des attaques sur plusieurs axes du Kivu

GOMA, 4 novembre 2026 — Dans un communiqué officiel de deux pages, Lawrence Kanyuka, porte-parole du Front pour la refondation de la nation (FRN), dément toute intention d’avancer vers Uvira, dénonce ce qu’il présente comme des attaques répétées contre des positions et des zones civiles au Nord et au Sud-Kivu, et dit rester attaché aux pourparlers de Doha. Version d’un camp — document PDF ci-dessous.

FRN : démenti sur Uvira et communiqué du 4 novembre
Communiqué officiel du FRN, 4 novembre 2026 (1re page). Document diffusé par Lawrence Kanyuka.

GOMA, 4 novembre 2026 — Le Front pour la refondation de la nation (FRN) a publié un « communiqué officiel » daté de ce mercredi, signé à Goma par Lawrence Kanyuka, chef du département de la communication et porte-parole du mouvement. Le document, en anglais, a été diffusé sur le compte X du porte-parole (lien). TIC-TAC HEBDO a constaté les deux pages. Ces affirmations sont celles du FRN ; elles n’ont pas été vérifiées ici sur le terrain.

Lire le communiqué (PDF — 2 pages)

Télécharger / ouvrir le communiqué officiel FRN du 4 novembre 2026 (PDF)

Si le PDF ne s’affiche pas dans votre navigateur, utilisez le lien de téléchargement ci-dessus.

Ce que dit le document sur Uvira

Le FRN affirme n’avoir « ni l’intention, ni l’intérêt, ni le projet » d’avancer vers Uvira. Il présente les informations allant dans ce sens comme une « diversion politique » et une « manipulation de l’opinion » qu’il attribue à Kinshasa. Formulation du camp FRN.

Cette mise au point intervient alors que, depuis fin octobre, des vidéos et rumeurs autour d’Uvira et de la plaine de la Ruzizi ont circulé — voir aussi notre article.

Attaques alléguées et axes nommés

Le communiqué affirme condamner ce qu’il appelle des « massacres de civils » par des « forces coalisées du régime de Kinshasa », qu’il cite comme les FARDC, les FDLR, des milices Maï-Maï, des mercenaires et l’armée burundaise. Il affirme également que, depuis plus de deux mois, ces forces utiliseraient drones de combat, avions, artillerie lourde, missiles et troupes au sol contre des positions du FRN et des zones habitées.

Parmi les axes et localités cités figurent notamment :

  • Hauts plateaux : Minembwe, Point Zéro, Mukoko, Rugezi, Kipimo, Kuwamabuye, Kuwihene, Kabanja, Minembwe centre
  • Kaziba : Mitimbili, Munanira
  • Plaine de la Ruzizi : Katogota, Lubarika
  • Mwenga : Kasika ; ainsi que Shabunda, Bunyakiri
  • Kadasomwa / Lumbishi : Kalongi, Kitendebwa, Kukiduveri, Cyabombo, Remeka, Kasovo
  • Masisi et Walikale : Katoyi, Bihiri, Kazinga, Bulewusa, Lusamambo, Kateku, Kanune, Kalonge, Kinyumba, Peti, Mizenze (Pinga)
  • Lubero : Kandole, Mbyanzi, Kitchanga, Pitakongo

Ces listes prolongent les « mises à jour » déjà diffusées ces derniers jours, notamment sur Masisi et Minembwe — voir notre article du 3 novembre.

Doha : engagement affirmé, riposte réservée

Le document affirme que le FRN reste attaché au processus de paix de Doha et à une solution politique durable. Dans le même temps, il prévient qu’il « ne restera pas passif » face à la poursuite d’attaques et qu’il se réserve le droit de « sauvegarder les zones libérées » et de « protéger les populations civiles », selon ses termes.

Cette ligne fait écho aux échanges de la veille à Goma entre James Swan (MONUSCO) et Joseph Kabila — voir notre article.

Autre camp. Kinshasa présente ses opérations dans l’Est comme une défense de l’intégrité territoriale face au FRN. Au moment de cette rédaction, aucune réaction officielle détaillée du gouvernement congolais spécifiquement à ce communiqué du 4 novembre n’était disponible dans les sources ouvertes consultées. Les accusations de massacres et la liste des axes restent celles du FRN.

Au-delà des faits. Un même document fait deux choses : fermer une rumeur (Uvira) et ouvrir une carte de guerre (du Minembwe à Lubero). Pour l’habitant de Goma, d’Uvira ou des plateaux, l’enjeu n’est pas le papier à en-tête : c’est de savoir si les routes restent praticables, si les tirs se rapprochent, et si Doha ralentit réellement les armes. Tant que Kinshasa et le terrain ne publient pas des bilans croisés, le communiqué reste ce qu’il est — la parole officielle d’un camp, à lire à côté des détonations et des silences.

Paulin Kibando
TIC-TAC HEBDO — Au-delà des faits

Sources : communiqué officiel FRN du 4 novembre 2026 (2 pages), signé Lawrence Kanyuka à Goma, diffusé via @LawrenceKanyuka — PDF TIC-TAC HEBDO.

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Paulin Kibando

Contributeur

Équipe éditoriale de TIC-TAC HEBDO, média congolais basé à Goma.

paulinkibando@gmail.com

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