L’administrateur du marché Kahembe, situé en ville de Goma, a lancé un appel pressant aux commerçants opérant dans des marchés dits « pirates » pour qu’ils rejoignent les infrastructures légales. Cette recommandation a été formulée le jeudi 29 octobre 2026 par monsieur John Bigore, administrateur du marché Kahembe, au cours d’un entretien exclusif accordé à la rédaction de TicTachebdo.net.
Selon monsieur Bigore, les activités commerciales au marché Kahembe se déroulent de manière normale et régulière. Il a souligné que l’existence de marchés pirates n’a pas de justification, insistant sur le fait que les instructions des autorités urbaines de Goma concernant leur éradication sont en pleine application. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de structuration du commerce et de régularisation des activités économiques au sein de la ville de Goma.
« Les places sont disponibles au marché Kahembe et tout celui ou celle qui voudrait avoir un siège est le bienvenu », a martelé l’administrateur du marché Kahembe, monsieur John Bigore.
Il a également conseillé aux commerçants de comprendre l’importance de l’application de la loi. Pour lui, le marché Kahembe remplit l’essentiel de sa mission et regroupe des commerçants qui ont déjà intégré la volonté des autorités.
L’appel de monsieur John Bigore met en lumière une problématique récurrente dans de nombreuses villes congolaises, y compris Goma : la coexistence de marchés formels et informels. En invitant les commerçants des marchés dits « pirates » à intégrer les structures légales, l’administration du marché Kahembe cherche à centraliser et à réguler les activités commerciales. Cette initiative, présentée comme une application des instructions des autorités urbaines de Goma, vise potentiellement à améliorer la collecte des taxes, à garantir des conditions d’hygiène et de sécurité standardisées, et à offrir un cadre de travail plus stable pour les commerçants.
La déclaration de monsieur Bigore selon laquelle des places sont disponibles au marché Kahembe suggère une capacité d’accueil suffisante pour les commerçants qui choisiraient de se conformer. Cette offre se présente comme une alternative concrète à l’opération dans des marchés non reconnus, dont l’éradication est annoncée comme étant en cours. Pour les commerçants concernés, cette transition pourrait impliquer des changements significatifs dans leurs habitudes de travail, leurs emplacements et potentiellement leurs coûts d’opération, mais aussi l’accès à une infrastructure plus stable et reconnue.
La démarche de l’administrateur du marché Kahembe, en insistant sur l’importance de l’application de la loi, souligne la volonté des autorités de la ville de Goma de formaliser le secteur commercial. Pour les habitants de Goma, une telle régularisation pourrait se traduire par une meilleure organisation des points de vente, une traçabilité accrue des produits et potentiellement une amélioration de la qualité des services. Pour les commerçants opérant actuellement dans des marchés informels, la période à venir pourrait être celle d’une décision cruciale : se conformer aux directives des autorités ou faire face aux conséquences de l’application des mesures d’éradication.
À ce stade, la réaction des commerçants des marchés « pirates » n’a pas été rapportée. L’appel de monsieur Bigore constitue une invitation claire à la régularisation, présentant le marché Kahembe comme un modèle de conformité et d’intégration de la volonté des autorités. L’évolution de cette situation sera déterminante pour le paysage commercial de Goma et pour les milliers de personnes dont le quotidien dépend de ces activités.
Anselme Syangoma
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