C’était prévisible. Plus d’une année après la passation civilisée du pouvoir avec Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo fortement médiatisée,Joseph Kabila Kabange chercherait à redevenir président de la République en 2023.
La session de septembre qui s’ouvre ce mardi 15 septembre au palais du peuple,est déterminante pour ses fidèles “lieutenants” dont la détermination d’imposer sa candidature en 2023 est un secret de polichinelle.
Sans s’en cacher, les membres les plus influents du Front Commun pour le Congo,FCC,multiplient les déclarations sur son retour aux affaires en 2023 en prenant soin de ne pas le citer.
Bénéficiant d’une large majorité dans les deux chambres,les députés et les sénateurs du FCC ne vont pas manquer de sortir tout leur arsenal juridique pour imposer le retour de leur autorité morale à la présidence de la République notamment l’élection du président de la République par les députés nationaux.
Malgré la volonté déclarée du président Félix-AntoineTshisekedi Tshilombo de sauvegarder les précieux acquis de la coalition FCC-CACH,il ne lui sera pas facile de faire changer d’avis les partisans du retour aux affaires de Joseph Kabila Kabange en 2023.
Même de nombreux officiers,issus du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD,commencent à adhérer à cette démarche clamée,haut et fort,par le tonitruant Emmanuel Ramazani Shadary lors de son récent séjour à Kalima, ainsi que Julien Paluku Kahongya, François Nzekuye et d’autres puissants et imperturbables adeptes du Kabilisme.
Plus que jamais,la guéguerre entre les membres du FCC et de l’UDPS va ressortir au grand jour dans les discours de la présidente de l’Assemblée nationale et du président du Sénat.
À moins d’un brusque revirement de position, le retour annoncé de Joseph Kabila Kabange à la présidence en 2023, va nécessairement amener le président Félix-AntoineTshisekedi Tshilombo à revoir ses stratégies pour que l’atmoshère ne vire pas au rouge à Kinshasa.
Raphaël Kiwongi Matondo
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