Archive Totalement Sports — Texte issu du site Totalement Sports (totalement-sports.com), actuellement hors service. Ces publications constituent une archive sportive importante pour la région. Publié sur TicTache Bdo par la rédaction, sous le compte contributeur Totalement Sports, en conservant la date d’origine (2019-12-04).
À l’occasion de la poursuite de la Ligue 2, Zone de développement Est, l’A.C CAPACO reçoit en principe le F.C Vivi, jeudi 5 Décembre 2019 à Goma.
Malheureusement, les Vert et Blanc ont du mal à mettre le cap sur le lieu de rencontre alors que les Sud-Kivuciens y sont depuis plusieurs jours.
Qu’est ce qui se passe ?
« On est à Beni, on ne sait pas mobiliser les moyens pour venir à Goma car la situation sécuritaire est compliquée ici » informe le secrétaire sportif du club joint au téléphone par totalement-sports.
« Nous ne serons pas là, on a déjà écrit à la LINAFOOT sollicittant le report du match pour la semaine prochaine, on attend la décision finale » poursuit Aristote Mwami.
Les Mituka Minene de la ville de Beni vivent actuellement, grâce aux cotisations
« Ce sont nos fans qui contribuent, maintenant il n’y a pas d’activités depuis bientôt trois semaines, ils ne peuvent pas contribuer dans ces conditions là. »
Les chances de voir Capaco aller jusqu’au bout sont très minimes
« En tout cas c’est difficile, on n’a pas beaucoup d’espoir, on essaie de mobiliser. On va voir ce que ça va donner ce week-end, si non on risque de desister. »
Sec, avez-vous un message à adresser aux responsables provinciaux et aux personnes de bonne volonté?
« Monsieur Richard, on a essayé tout ça mais ça ne marche pas. »
Si la solution n’est pas trouvée, ce sera pour la deuxième fois de suite que l’A.C Capaco abandonne en cours de compétition car ce fut le cas pour la même raison, la saison dernière lors de la première édition de la Ligue 2.
Pour rappel, située à plus de 250 Kilomètres de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo), la ville de Beni est insécurisée depuis plusieurs années.
Conséquences, les équipes locales (de tout le Grand Nord) prenant part aux championnats nationaux sont obligées d’évoluer à Goma. À en croire certains observateurs, cette situation découragerait aussi ceux qui ont la volonté d’investir dans ce secteur dans cette partie du pays.
Richard Muhima
Commentaires