RDC–Rwanda : la géographie comme argument sécuritaire
New York, Conseil de sécurité de l’ONU – Lors d’une séance consacrée à la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le représentant du Rwanda a choisi une comparaison frappante pour défendre la position de son pays.
Un contraste de superficies
Selon lui, le Rwanda est « grand comme le Maryland », tandis que la RDC équivaut à plusieurs États américains réunis – Texas, Californie, Montana, Nouveau-Mexique, Arizona et Nevada. Cette disproportion géographique, a-t-il insisté, explique la vulnérabilité particulière du Rwanda face aux menaces transfrontalières.
La proximité de Goma et Bukavu
Le diplomate a rappelé que Goma et Bukavu se trouvent à seulement trois à cinq heures de route de Kigali, mais à près de 1 500 km de Kinshasa. Pour Kigali, il est donc illogique de considérer les FDLR comme une menace « lointaine » simplement parce qu’ils opèrent loin de la capitale congolaise.
Une menace immédiate
Le Rwanda souligne que ce groupe armé, porteur d’une idéologie génocidaire et doté de structures militaires organisées, a déjà mené des attaques contre son territoire. Sa présence dans l’est de la RDC équivaut, selon Kigali, à une menace directe, comparable à une insurrection interne.
L’accord de Washington en ligne de mire
Le représentant a insisté sur le fait que la neutralisation des FDLR, engagement pris dans le cadre du processus de Washington, ne peut être « renvoyée aux calendes grecques ». Pour Kigali, il s’agit d’une obligation immédiate, sans laquelle la stabilité régionale restera hors de portée.
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