GOMA/BUKAVU, 23 septembre 2026 — Dans une note circulaire datée du 22 septembre 2026 et adressée aux responsables des établissements publics et privés, le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, le professeur Freddy R. Kaniki, précise que seuls les établissements déclarés « viables » ou « moyennement viables » à l’issue du contrôle réalisé en 2025 sont autorisés à organiser normalement les activités académiques. Les institutions classées « non viables » ne pourront obtenir l’autorisation de fonctionner qu’après avoir déposé, avant le 15 octobre, un plan destiné à corriger les insuffisances relevées, chaque dossier devant être examiné séparément. Goma et Bukavu sont administrées par l’AFC/M23.
Au Nord-Kivu, la liste porte sur 72 établissements, dont 29 publics et 43 privés. L’Université de Goma, UNIGOM, est le seul établissement public classé viable, tandis que l’ISTM-Goma, l’ISTA-Goma, l’ISC-Goma et l’ISP-Goma sont jugés moyennement viables. Dans le secteur privé, l’ULPGL-Goma, l’Université catholique La Sapientia et l’ISIG sont déclarés viables, alors que onze autres institutions sont classées moyennement viables. Au total, 19 établissements du Nord-Kivu sont ainsi autorisés à fonctionner sans présenter préalablement un plan de redressement, contre 53 déclarés non viables.
Au Sud-Kivu, 41 établissements figurent dans les résultats, dont 20 publics et 21 privés. L’Université officielle de Bukavu, UOB, et l’ISP-Bukavu sont déclarés viables parmi les institutions publiques, tandis que l’ISTM-Bukavu, l’ISDR-Bukavu, l’ISC-Bukavu, l’Université du Cinquantenaire de Lwiro et l’ISDR-Kaziba sont jugés moyennement viables. Pour le secteur privé, l’UEA et l’UCB sont classées viables, alors que l’ISPF, le PHB, l’ISECOF, l’ULGL et l’ISTMK sont placés dans la catégorie des établissements moyennement viables. Le dossier de l’ISTD-Mulungu demeure sous examen et son résultat devrait être rendu public avant la rentrée solennelle.
La circulaire interdit par ailleurs aux établissements qui n’ont pas participé au contrôle de viabilité d’organiser des activités académiques sans autorisation préalable. Elle soumet également l’ouverture des facultés de médecine et des filières des sciences de la santé à une autorisation spéciale, délivrée après avis favorable de la commission de contrôle de viabilité.
L’AFC/M23 demande aux institutions de respecter leurs capacités d’accueil et prévient que le recrutement massif d’étudiants au-delà des possibilités d’encadrement sera sanctionné. L’inscription dans une classe montante devra obligatoirement être appuyée par un relevé de notes délivré par l’établissement d’origine, tandis que le DEA, le DES ou le master devient le diplôme minimum exigé pour dispenser des enseignements dans une institution supérieure ou universitaire.
Les établissements sont aussi appelés à numériser les attestations de fin d’études délivrées entre 2021 et 2026 afin de faciliter l’accès des diplômés aux emplois et aux stages, en attendant la délivrance de leurs diplômes. Une équipe de contrôle doit veiller à l’application de ces directives, toute violation étant susceptible d’entraîner des sanctions.
Cette annonce intervient dans un contexte de profond désaccord entre Kinshasa et l’AFC/M23 sur l’organisation de l’année académique dans les zones administrées par le mouvement. Le ministère congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire avait suspendu les activités académiques et para-académiques 2026-2027 dans plusieurs établissements publics de Goma et de Bukavu, dénonçant l’ingérence de l’AFC/M23 dans leur fonctionnement. C’est la position de Kinshasa. La circulaire du 22 septembre est celle de l’AFC/M23.
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KIBANDO PAULIN
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