La rentrée académique 2026-2027 a été officiellement lancée ce jeudi 15 octobre 2026 par le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) dans les zones qu’il déclare avoir libérées. L’événement majeur s’est déroulé en province du Nord-Kivu, spécifiquement à l’Université de Goma. C’est Corneille Nangaa, vice-président du FRN, qui a procédé au coup d’envoi de cette année académique. La cérémonie a rassemblé un public varié, incluant des étudiants, des autorités politico-militaires du FRN, ainsi que des membres des corps académiques et scientifiques issus de diverses universités et institutions supérieures.
Devant les dirigeants de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et universitaire, le vice-président du FRN a exprimé son désaccord avec une décision du gouvernement congolais. Il a déploré que le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ait procédé à la fermeture de plusieurs établissements universitaires situés dans les zones sous le contrôle du FRN.
Corneille Nangaa a affirmé avec force que les enseignements supérieurs et universitaires se poursuivront sans interruption dans les territoires concernés. Selon lui, cette démarche vise à former des individus capables de gérer leurs sociétés, de servir leurs communautés et de contribuer activement à leur développement. Cette déclaration souligne la volonté du FRN d’établir l’éducation comme un pilier essentiel de son projet de refondation. En outre, le vice-président a adressé une mise en garde au régime de Kinshasa, l’accusant de chercher à désorganiser le système éducatif dans les zones qu’il qualifie de « libérées ».
Cette situation crée un environnement complexe pour les étudiants et les institutions académiques dans ces régions. D’une part, le FRN s’efforce de maintenir une continuité éducative et de proposer un cadre d’apprentissage. D’autre part, la décision du gouvernement central de fermer ces établissements soulève des questions importantes quant à la reconnaissance future des diplômes délivrés et à la légitimité de ces formations. Pour les habitants, cela signifie une incertitude quant à l’avenir de l’éducation de leurs enfants et un choix potentiellement difficile entre des systèmes éducatifs concurrents, chacun revendiquant son autorité.
Au-delà des considérations politiques et institutionnelles, Corneille Nangaa a également abordé un enjeu de santé publique. Il a appelé les étudiants de toutes les institutions supérieures et universitaires à respecter scrupuleusement les mesures barrières tout au long de cette année académique. Cet appel s’inscrit dans le contexte de l’épidémie du virus Ebola, qui continue de faire des victimes dans la province. Cette directive met en lumière la nécessité pour les autorités, quelle que soit leur affiliation, de prendre en compte les défis sanitaires locaux.
Lors de cette cérémonie de lancement du jeudi 15 octobre 2026, des directives claires ont été formulées à l’intention des autorités académiques. Il leur a été demandé de veiller au respect strict du calendrier académique, d’assurer la régularité et la qualité de l’enseignement, de garantir l’application des textes réglementaires et d’organiser de manière rigoureuse les évaluations. Ces exigences, si elles sont mises en œuvre, visent à assurer un fonctionnement ordonné et structuré du système éducatif mis en place par le FRN, malgré le contexte de conflit et de contestation de légitimité.
Anselme Syangoma
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