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Éducation nationale : Bertrand Bisimwa accuse Kinshasa d’« instrumentalisation politique » et annonce un mécanisme alternatif

Le secteur de l’éducation nationale doit rester hors du champ politique, affirme le président du Mouvement du 23 Mars, Bertrand Bisimwa, qui dénonce une tentative d’exploitation par le régime de Kinshasa. Selon lui, transformer l’école en « arme de guerre » traduit l’état d’incertitude psychologique et le manque de responsabilité qui affectent actuellement les autorités centrales.

Éducation nationale : Bertrand Bisimwa accuse Kinshasa d’« instrumentalisation politique » et annonce un mécanisme alternatif

Goma, août 2026 — Bertrand Bisimwa, l’un des dirigeants de l’AFC/M23, dénonce ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation politique » du secteur de l’éducation par les autorités de Kinshasa. Il affirme que son mouvement dispose déjà d’un mécanisme destiné à assurer la continuité des cursus académiques dans les zones sous son contrôle en cas de décisions administratives susceptibles d’affecter les étudiants et le personnel académique.

Dans une déclaration faite dans un contexte de tensions autour du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et universitaire, Bertrand Bisimwa estime que l’éducation devrait demeurer à l’écart des différends politiques et sécuritaires qui opposent son mouvement au gouvernement congolais.

Selon lui, toute décision susceptible de faire de l’école ou de l’université un moyen de pression dans cette confrontation porterait avant tout préjudice aux étudiants, aux enseignants et aux familles.

Bertrand Bisimwa affirme que son mouvement avait anticipé l’éventualité de nouvelles mesures prises par les autorités centrales concernant le secteur académique dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.

« Nous avons suffisamment réfléchi et préparé un mécanisme de substitution capable de contrer toute décision du régime de Kinshasa allant à l’encontre des intérêts des étudiants et du personnel académique », a-t-il déclaré.

D’après lui, les modalités de ce mécanisme seront précisées dans une circulaire officielle qui devrait déterminer les dispositions à appliquer aux établissements concernés.

L’objectif annoncé est d’éviter une interruption des cursus et de permettre aux étudiants de poursuivre leur parcours académique indépendamment de l’évolution du bras de fer politique entre Kinshasa et l’AFC/M23.

Le responsable de l’AFC/M23 cherche également à rassurer les étudiants et leurs familles quant à la poursuite des activités académiques.

Il affirme que les jeunes doivent pouvoir continuer leurs études « avec assurance et apaisement », estimant que les divergences politiques ne devraient pas compromettre leur avenir académique.

Cette annonce soulève toutefois plusieurs questions qui devraient être éclaircies par la circulaire annoncée, notamment sur la nature exacte du mécanisme de substitution, son cadre administratif ainsi que la reconnaissance des cursus, titres et diplômes concernés.

Ces précisions seront particulièrement importantes pour les étudiants, alors que la valeur et la reconnaissance administrative de leur parcours constituent un enjeu déterminant pour la poursuite des études et l’accès ultérieur à l’emploi.

Dans l’attente de la publication de cette circulaire, Bertrand Bisimwa maintient que son mouvement entend garantir la continuité des activités académiques dans les espaces sous son administration et empêcher, selon ses termes, que l’éducation ne devienne une « arme de guerre » dans la confrontation avec Kinshasa.

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David Janvier

Contributeur

Équipe éditoriale de TIC-TAC HEBDO, média congolais basé à Goma.

janvierdvd@gmail.com

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