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RDC-RWANDA : L'AFC-M23 accueille une trentaine des congolais jadis considérés comme des FDLR en RDC

Plus de trente citoyens congolais, autrefois identifiés comme des membres des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), ont récemment été rapatriés en République Démocratique du Congo ce mercredi 29 juillet 2026. « C'est une joie pour nous de ramener ces compatriotes au pays.

RDC-RWANDA : L'AFC-M23 accueille une trentaine des congolais jadis considérés comme des FDLR en RDC

Plus de trente citoyens congolais, autrefois identifiés comme des membres des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), ont récemment été rapatriés en République Démocratique du Congo ce mercredi 29 juillet 2026. Ce retour s’est effectué depuis le Rwanda voisin, via la « grande barrière », un point de passage frontalier significatif, en présence du maire de la ville de Goma, Désiré Ngabo Kisuba, et du porte-parole de l’AFC-M23. Parmi ces rapatriés figurent des hommes, des femmes et des enfants, soulignant la dimension humanitaire complexe de cette opération.

Ce rapatriement vers le Congo fait suite à une situation antérieure controversée. Ces mêmes individus avaient été, selon les allégations d’eux-mêmes, rapatriés de force au Rwanda par les éléments de la MONUSCO. Cette première opération s’inscrivait dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinstallation (DDRRR). L’AFC-M23 accuse la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) et le gouvernement congolais d’une complicité présumée dans ce rapatriement forcé depuis le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« C’est une joie pour nous de ramener ces compatriotes au pays. Désormais, ils vont rentrer dans leurs villages pour qu’ils exercent leurs anciennes activités quotidiennes », a fait savoir le maire de Goma, tout en appelant les populations du Nord-Kivu à être vigilantes face à la complicité du régime de Kinshasa et de la MONUSCO concernant la véritable identité des FDLR.

De leur côté, ces Congolais qui ont foulé de nouveau leur pays d’origine n’ont pas manqué de féliciter les autorités de l’AFC-M23 après plus de huit mois passés dans le camp de Mutobo au Rwanda.

Le contexte des FDLR est intrinsèquement lié à l’histoire tourmentée de la région des Grands Lacs. Ce groupe armé, composé en partie d’anciens génocidaires rwandais et de leurs descendants, opère depuis des décennies dans l’Est de la RDC, contribuant à l’insécurité chronique et aux tensions régionales. La gestion de la question des FDLR est un enjeu majeur pour la paix et la stabilité, et toute action les concernant est scrutée avec attention par la communauté internationale et les populations locales.

Les organisations de défense des droits de l’homme, les agences des Nations Unies et les partenaires internationaux de la RDC n’ont pas encore réagi face aux allégations de ces groupe des personnes rapatriées et l’AFC-M23. Ces allégations pourraient exiger des enquêtes approfondies pour vérifier les faits et s’assurer que les procédures légales et humanitaires ont été respectées. La crédibilité de la MONUSCO et du gouvernement congolais dans la gestion des groupes armés et la protection des civils est en jeu.

Le rapatriement de ces trente neufs Congolais, dont des enfants, et les allégations entourant leur précédent transfert forcé au Rwanda, mettent en lumière la complexité des défis sécuritaires et humanitaires en RDC. Il est impératif que la lumière soit faite sur les circonstances de ces opérations, afin de garantir le respect des droits de l’homme et de renforcer les mécanismes de gestion des groupes armés, y compris ceux liés aux FDLR, dans le respect des principes internationaux.

Signalons que l’arrivée de ces Congolais dans leur pays grâce aux efforts de l’AFC-M23 intervient quelques heures seulement après une déclaration du gouvernement de la République démocratique du Congo indiquant la signature d’un protocole sur le désarmement des FDLR dans le cadre de l’accord de Washington.

Anselme Syangoma

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Contributeur

Équipe éditoriale de TIC-TAC HEBDO, média congolais basé à Goma.

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