Le message, diffusé sur X vers 8 h 16, s’inscrit dans la série des « mises à jour » par lesquelles le porte-parole de l’AFC/M23 décrit ce qu’il appelle la « guerre imposée par le régime de Kinshasa ». Selon lui, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre, les forces qu’il présente comme coalisées — FARDC, FDLR, milices wazalendo, mercenaires étrangers et Force de défense nationale du Burundi — ont intensifié leurs offensives sur plusieurs axes, en visant des zones densément peuplées.
À Burungu, un bilan civil annoncé par l’AFC/M23
Toujours selon Lawrence Kanyuka, vers 20 h 30 samedi 26 septembre, des éléments des FDLR ont infiltré le centre de Burungu, dans le territoire de Masisi. Il affirme que ces assaillants y ont tué huit civils et blessé six autres.
TIC-TAC HEBDO n’a pas obtenu, au moment de cette publication, de confirmation indépendante de ce bilan, ni de réaction publique immédiate des autorités militaires de Kinshasa sur cet incident précis. Le chiffre de huit morts et six blessés reste donc celui avancé par le porte-parole de l’AFC/M23.
Minembwe et Point Zéro, de nouveau cités
Dimanche 27 septembre, vers 4 h 20, Kanyuka affirme que les mêmes forces coalisées ont lancé des attaques simultanées contre plusieurs localités de la région de Minembwe, au Sud-Kivu, notamment Gipimo, Rugezi, Kuwihene et leurs environs. Selon lui, ces opérations ont été menées avec des troupes au sol, appuyées par des mortiers de 82 mm et des drones kamikazes.
À 7 h 20, il ajoute qu’une nouvelle attaque a visé Point Zéro, avec des mortiers de 107 mm et de 120 mm. Le porte-parole assure que les forces de l’AFC/M23 poursuivent « les opérations de défense » pour protéger les populations civiles.
Point Zéro et Minembwe reviennent régulièrement dans les communications du mouvement depuis plusieurs semaines. TIC-TAC HEBDO avait déjà relevé, le 19 septembre, que Kinshasa et l’AFC/M23 ne racontaient pas la même guerre autour de ces positions.
Une communication unilatérale, des fronts toujours actifs
Comme souvent dans ce conflit, la mise à jour de dimanche livre d’abord la version d’un camp. Elle fixe des heures, des localités et des armes. Elle ne fournit pas de liste nominative des victimes de Burungu, ni de photos datées permettant de vérifier indépendamment le bilan annoncé.
Au Nord-Kivu, les combats autour de Remeka et de l’axe vers Walikale montraient encore samedi à quel point la carte peut bouger d’un jour à l’autre, avec des conséquences immédiates pour les civils et les transporteurs.
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KIBANDO PAULIN
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