À quelques jours de l’ouverture de la session de septembre,le député national Hubert Furuguta vient de fixer l’opinion, locale et nationale, sur l’épineuse question de la gestion rotative de la province du Nord-Kivu par toutes les communautés préconisée par certains leaders politiques et quelques membres influents de la société civile.
Pour mettre fin à ce débat houleux,Hubert Furuguta compte faire inscrire la révision de la loi électorale parmi les matières à traiter à la session de septembre afin que les gouverneurs et les sénateurs soient élus, dès 2023, directement par la population.
Selon Hubert Furuguta,c’est l’unique façon de mettre fin, non seulement à la forte corruptibilité des députés privinciaux,mais,aussi et surtout, à la gestion du gouvernorat du Nord-Kivu par l’ethnie majoritaire nande, en donnant la possibilité aux candidats d’autres communautés locales ou d’ailleurs, au poste très disputé de gouverneur de province, de battre également campagne au Grand-Nord avec les projets de société porteurs d’espoir pour la population de cette partie de la province plongée dans une longue guerre depuis deux décennies.
Déjà,la proposition du député Hubert Furuguta fait l’unanimité dans les milieux des jeunes de la ville cosmopolite de Goma. Il semblerait qu’ils s’opposent catégoriquement à la formule de la gestion rotative du gouvernorat du Nord-Kivu par les communautés locales.
Raphaël Kiwongi Matondo
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