À Kinshasa, Martin Fayulu, membre de la coalition C64, raconte à la caméra ce qu’il dit avoir vécu le jour de la marche du 15 septembre. Ses mots sont nets : « Ils nous ont tendu un guet-apens. J’ai vu des machettes à quatre mètres de moi. » Il parle d’un attentat prémédité, d’hommes à trois mètres avec des machettes, et d’une police qui, selon lui, devait sécuriser le cortège avant de tirer des gaz lacrymogènes vers son groupe. La vidéo est ci-dessous.
Fayulu dit que ses gardes rapprochés ont arrêté une moto pour le sortir, que la moto est tombée en panne, et que des hommes étaient placés le long du boulevard pour attaquer. Il accuse le président Félix Tshisekedi d’avoir tendu ce guet-apens. Il parle aussi d’une « milice privée » face aux manifestations. Ce sont ses propos, pas un jugement. Avant la marche, la CNDH avait alerté sur des appels à venir avec des armes blanches, dont des machettes, sans dire si ces appels étaient vrais.
À l’image, Fayulu dit qu’il a des élongations, qu’il ne peut plus marcher comme d’habitude, et qu’il est outré. Il rappelle qu’en 2016, selon lui, Tshisekedi combattait avec lui contre le changement de Constitution. Aujourd’hui il l’accuse d’avoir laissé des machettes à quatre mètres de lui. Aux lecteurs de voir et d’entendre, sans prendre l’accusation pour un verdict.
TICTACHEBDO.CD NEWS sur WhatsApp — Alertes et exclusivités en temps réel. Activez la cloche après inscription. Suivre la chaîne →
Commentaires