Les membres de la société civile plurielle ont annoncé l’organisation d’une importante marche pacifique pour ce mercredi 28 juillet dans la ville du nord Kivu. Cette initiative vise à exprimer un profond mécontentement face à plusieurs problématiques cruciales qui secouent l’Est de la République Démocratique du Congo et le pays tout entier. Les revendications principales de cette manifestation s’articulent autour de la dénonciation des massacres incessants perpétrés par les Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans la région de Beni, des inquiétudes grandissantes concernant d’éventuels changements à la Constitution, et des sanctions imposées à certains leaders de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23).
L’une des motivations premières de cette mobilisation est la situation sécuritaire alarmante dans le territoire de Beni. Depuis plusieurs années, cette région est le théâtre de violences extrêmes et de massacres attribués aux ADF, un groupe armé dont les exactions ont coûté la vie à des milliers de civils et provoqué des déplacements massifs de populations mais également les massacres des habitants à Minembwe dans la province voisine du sud kivu.
La société civile plurielle, en organisant cette marche pacifique, entend interpeller les autorités nationales et la communauté internationale sur l’urgence d’une action plus efficace pour protéger les habitants de Beni. Les organisateurs dénoncent l’inertie perçue face à ces atrocités, qui continuent de plonger des familles entières dans le deuil et la précarité. Cette manifestation est un cri d’alarme pour que la paix et la sécurité redeviennent une réalité pour les populations martyrisées de l’Est.
Les participants à cette marche pacifique exprimeront leur solidarité avec les victimes et exigeront des mesures concrètes pour mettre fin à ce cycle infernal de violence. Il s’agit de rappeler que la vie humaine est sacrée et que l’État a le devoir fondamental de garantir la sécurité de ses citoyens. La persistance des massacres à Beni est perçue comme un échec collectif, et la société civile refuse de rester silencieuse face à cette tragédie humanitaire.
Au-delà de la crise sécuritaire, la marche pacifique du 28 juillet abordera également des questions d’ordre politique et institutionnel qui préoccupent une partie de l’opinion publique congolaise. Les rumeurs et les débats autour d’un éventuel changement de la Constitution de la République Démocratique du Congo suscitent de vives inquiétudes. Pour la société civile plurielle, toute tentative de modifier la loi fondamentale doit être menée dans le respect des principes démocratiques et de la volonté populaire, sans porter atteinte aux acquis démocratiques ni aux équilibres institutionnels. Les manifestants craignent que de telles modifications puissent ouvrir la voie à des dérives autoritaires ou à une remise en question des mandats électoraux.
Parallèlement, les sanctions imposées à certains leaders de l’AFC-M23 constituent un autre point de discorde majeur. La société civile souhaite attirer l’attention sur les implications de ces mesures, qui, selon elle, pourraient complexifier davantage la recherche de solutions durables aux conflits dans l’Est du pays. Les organisateurs de cette marche pacifique appellent à une approche plus inclusive et à un dialogue constructif pour résoudre les tensions politiques, plutôt qu’à des mesures perçues comme clivantes ou contre-productives. Cette manifestation est donc un appel à la vigilance citoyenne et à la défense des principes démocratiques et de l’État de droit en RDC.
D’après le président de la société civile qui s’est confié à la presse après un tête à tête ce lundi 27 juillet 2026 avec le maire de la ville de Goma, cette manifestation pacifique qui débutera vers 8h ce mardi 28 juillet, partira vers le tribune de l’ONC jusqu’au quartier général de la mission onusienne pour la stabilité du congo (MONUSCO) où un mémorandum sera déposé a fin d’interpeller la communauté internationale sur la situation en RDC a indiqué Levis Njonga.
Anselme Syangoma
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