La mairie de Goma a récemment réitéré son appel à la vigilance et au strict respect des mesures barrières, alors que la République Démocratique du Congo fait face à sa dix-septième épidémie de maladie à virus Ebola, causée par la souche Bundibugyo. Cette flambée, signalée en mai 2026 dans la province de l'Ituri, a vu des cas se confirmer également au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ainsi qu'en Ouganda voisin. La situation est d'autant plus préoccupante que cette épidémie se propage à un rythme plus rapide que les précédentes, devenant la troisième plus importante jamais enregistrée.
Les autorités insistent particulièrement sur l'interdiction des manifestations et des rassemblements sans autorisation préalable, une directive émise dans le cadre des mesures de santé publique visant à endiguer la propagation du virus. Au-delà de ces restrictions, les gestes de prévention individuels demeurent cruciaux : le lavage régulier des mains à l'eau et au savon, l'évitement de tout contact physique avec les personnes malades ou les corps des défunts, et le signalement immédiat de tout symptôme suspect. Toutefois, une certaine lassitude et une baisse de la perception du risque ont été observées dans la population, rendant le maintien de la vigilance un défi constant.
En mai 2026, la confirmation d'un premier cas d'Ebola à Goma, concernant une femme dont l'époux était décédé de la maladie à Bunia, avait entraîné la fermeture des postes-frontières avec le Rwanda. Depuis, la frontière entre Goma et Gisenyi (Rwanda) a été progressivement rouverte, puis officiellement le 2 juillet 2026, après une période sans nouveaux cas actifs dans la zone. Cependant, cette réouverture s'accompagne de contrôles sanitaires rigoureux, incluant la prise de température et le lavage obligatoire des mains, qui, bien que nécessaires, occasionnent des ralentissements et de longues files d'attente aux points de passage.
Par ailleurs, des mesures de quarantaine strictes sont maintenues pour les personnes en provenance des zones touchées par l'épidémie. Le gouvernement congolais a imposé une quarantaine obligatoire de 21 jours pour les voyageurs venant des provinces affectées avant tout déplacement international, une mesure en vigueur depuis fin juin 2026. Des individus arrivant de foyers épidémiques tels que Bunia et Butembo sont systématiquement placés en quarantaine, sous la supervision de la Task Force chargée de la prévention et de la riposte contre Ebola, ainsi que du ministère de la Santé.
L'épidémie actuelle, causée par le virus Bundibugyo, a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dès le 16 mai 2026. Les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus touchées, avec un nombre croissant de cas confirmés et de décès. Des organisations comme Médecins Sans Frontières (MSF) ont déployé d'importants moyens, notamment des centres de traitement Ebola à Goma, Butembo, Beni et en Ituri, pour soutenir la riposte et prendre en charge les patients.
Par la rédaction de TIC-TAC HEBDO
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