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Ebola en RDC : les cas confirmés augmentent de 38 % dans 32 zones sanitaires de l’est

Archive — juin. L'épidémie d'Ebola continue de progresser en République Démocratique du Congo, avec une augmentation notable des cas confirmés. Les dernières données révèlent une hausse de 38 % des infections, touchant désormais 32 zones sanitaires dans la partie orientale du pays, signalant une intensification de la crise sanitaire.

Ebola en RDC : les cas confirmés augmentent de 38 % dans 32 zones sanitaires de l’est

La République Démocratique du Congo est confrontée à une recrudescence alarmante de l'épidémie d'Ebola, particulièrement dans ses provinces orientales. Les chiffres récents indiquent une augmentation de 38 % des cas confirmés depuis la semaine dernière, étendant la maladie à 32 zones sanitaires distinctes. Cette progression souligne l'intensité d'une crise sanitaire qui, au 9 juillet 2026, a déjà enregistré plus de 1 700 cas confirmés et 600 décès, selon les bilans de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des autorités sanitaires congolaises.

L'épidémie actuelle, officiellement déclarée le 15 mai 2026, est causée par la souche Ebola-Bundibugyo, une variante rare pour laquelle aucun vaccin ou traitement spécifique n'est encore homologué. La détection tardive du virus, qui aurait circulé pendant plusieurs semaines avant d'être identifié, a soulevé des inquiétudes quant à l'ampleur réelle de la propagation. Au 16 juin dernier, 894 cas avaient été confirmés, mais les défis liés à la surveillance et au dépistage sur le terrain suggèrent un nombre d'infections potentiellement bien plus élevé.

Les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus durement touchées, avec l'Ituri demeurant l'épicentre de la flambée, comptabilisant 1 556 cas confirmés sur 25 de ses 36 zones sanitaires. Au total, 37 des 104 zones sanitaires de ces trois provinces sont désormais affectées. La riposte est complexifiée par l'insécurité persistante, l'inaccessibilité de certaines zones et la désinformation qui entravent les efforts des équipes médicales. Les autorités de Bunia et de Beni ont d'ailleurs dû renforcer leurs mesures après des incidents de menaces et d'agressions contre le personnel de santé.

Face à cette crise d'une ampleur alarmante, la mobilisation de ressources financières est cruciale. Le docteur Jean Kaseya, directeur général d'Africa CDC, a lancé un appel urgent pour la collecte de 1,4 milliard de dollars américains afin de soutenir la préparation et la lutte contre l'épidémie. Cependant, au 25 juin 2026, seulement 13 % des fonds promis avaient été décaissés, soulignant l'urgence d'un financement rapide pour éviter une escalade régionale. Des organisations comme International Medical Corps, avec le soutien du Département d'État américain et d'autres donateurs, continuent d'apporter une aide essentielle dans les zones affectées, notamment en renforçant les capacités locales et en fournissant des services de santé.

En parallèle des efforts de traitement et de confinement, la prévention reste un pilier fondamental de la riposte. La mairie de Goma a, par exemple, rappelé l'importance des mesures barrières pour limiter la propagation du virus. Un essai clinique pour évaluer de nouvelles options thérapeutiques contre la souche Bundibugyo a débuté en RDC début juillet, offrant un espoir dans la recherche de solutions médicales adaptées. La lutte contre cette épidémie exige une coordination continue, une sécurisation des opérations et un engagement communautaire renforcé pour surmonter les défis et protéger la population congolaise.

Par la rédaction de TIC-TAC HEBDO

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Source : Publication originale

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