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Ebola Bundibugyo : la RDC reste l’épicentre, cas importés au Kenya et au Nigeria

L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo reste concentrée en République démocratique du Congo, surtout en Ituri et au Nord-Kivu. Des bilans sanitaires datés de mi-octobre 2026 font état de plusieurs milliers de cas confirmés. Des cas importés ont été signalés au Kenya et au Nigeria ; l’Ouganda a déclaré la fin de son foyer. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est homologué contre cette souche.

Travailleurs sanitaires en tenue de protection lors d’une riposte Ebola
Riposte Ebola — illustration. Photo AP / archives.

AFRIQUE / RDC, 22 octobre 2026 — L’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo reste, selon les bilans sanitaires disponibles, massivement concentrée en République démocratique du Congo. Au 18 octobre 2026, les autorités congolaises ont rapporté 9 552 cas confirmés et 4 602 décès, avec 2 550 guérisons, d’après des synthèses du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et du National Institute for Communicable Diseases (Afrique du Sud). L’Ituri demeure la province la plus touchée (environ 6 960 cas), suivie du Nord-Kivu (environ 2 084 cas) ; d’autres provinces du nord-est et du nord-ouest sont également concernées. Ces chiffres font l’objet d’une révision continue.

Hors RDC, la situation n’est pas celle d’une vague uniforme sur tout le continent. L’Ouganda a déclaré la fin de son épidémie fin août 2026, après une vingtaine de cas confirmés. Le Kenya a signalé, début octobre, un premier cas importé lié à un voyage depuis la RDC via l’Ouganda, puis un cluster familial / de contacts à Nairobi — neuf cas et un décès au 20 octobre, selon les reprises sanitaires, sans transmission communautaire large rapportée. Le Nigeria a confirmé un cas importé à Abuja chez une voyageuse arrivée d’Ouganda ; les autorités y ont annoncé le suivi de dizaines de contacts, rapporte notamment AP News. Un cas importé en France, plus tôt dans l’année, a été déclaré guéri.

Contrairement aux épidémies à virus Zaïre, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement homologué contre le Bundibugyo, soulignent l’OMS et les instituts de santé publique. La riposte repose donc surtout sur la détection, le suivi des contacts, l’isolement et les mesures d’hygiène — dans un contexte où l’insécurité et la mobilité frontalière compliquent l’accès aux zones touchées, notamment en Ituri et au Nord-Kivu.

Au-delà des faits. Parler d’une « propagation à grande vitesse en Afrique » sans cadrer les chiffres donne une image trompeuse : l’épicentre reste congolais, tandis que Kenya et Nigeria gèrent surtout des importations et des chaînes de contacts. Pour les habitants de Beni, Butembo, Lubero ou Bunia, l’enjeu concret demeure l’accès aux soins, la protection des soignants et la confiance dans les messages de prévention — pas seulement le total continental.

Anselme Syangoma
TIC-TAC HEBDO — Au-delà des faits

Sources (recoupement) : ECDC, NICD, AP News — bilans au 18–20 octobre 2026.

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Anselme Syangoma

Contributeur

Équipe éditoriale de TIC-TAC HEBDO, média congolais basé à Goma.

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