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Fermeture des sociétés de gardiennage dans les zones sous administration de l’AFC/M23 : Djimy Mirindi Habanabakize rejette toute implication

Depuis l’annonce de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, des sociétés de gardiennage opérant dans les zones sous administration de l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, une vive polémique s’est installée au sein de ce secteur d’activités.

Fermeture des sociétés de gardiennage dans les zones sous administration de l’AFC/M23 : Djimy Mirindi Habanabakize rejette toute implication

Depuis l’annonce de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, des sociétés de gardiennage opérant dans les zones sous administration de l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, une vive polémique s’est installée au sein de ce secteur d’activités.

Certaines sources au sein des sociétés de gardiennage ont en effet accusé Djimy MIRINDI HABANABAKIZE, responsable de la société KAMI Security, d’être à l’origine de la démarche ayant conduit à la suspension des activités de plusieurs entreprises du domaine.

Selon ces mêmes sources, l’opérateur économique aurait influencé les autorités afin d’exiger le paiement d’une somme de **50 000 dollars américains** par chaque société de gardiennage souhaitant poursuivre ses activités dans les zones concernées.

Ces accusations ont rapidement suscité des réactions dans un secteur qui emploie de nombreux jeunes et qui contribue, selon plusieurs observateurs, à offrir des opportunités d’emploi à une frange importante de la population urbaine.

## Djimy Mirindi dénonce une campagne de diabolisation

Dans un entretien accordé à la rédaction de **TIC TAC HEBDO**, Djimy MIRINDI HABANABAKIZE a rejeté catégoriquement toutes ces accusations, qu’il qualifie de **campagne de diabolisation et de manipulation motivée par des considérations tribalo-ethniques**.

Selon lui, ces attaques ne datent pas d’aujourd’hui et auraient commencé bien avant les récents développements politiques dans la région.

« Je ne suis pas membre du mouvement AFC/M23 et je ne me reproche rien dans tout ce qui se dit aujourd’hui. Ce que je constate, c’est une campagne de diabolisation alimentée par certaines personnes de mauvaise foi qui cherchent à me nuire dans le cadre d’une concurrence déloyale », a-t-il déclaré.

L’opérateur économique s’interroge également sur la logique de ces accusations.

« Comment un seul individu pourrait-il influencer une décision prise par un mouvement qui administre toute une zone ? Je suis qui pour décider à la place des autorités ? », a-t-il ajouté.

## Un rôle consultatif reconnu

Djimy MIRINDI reconnaît toutefois avoir été contacté par certaines autorités en raison de son expérience dans le domaine de la sécurité privée et de son rôle de **président de l’Association des Sociétés de Gardiennage (ASOGAR)**.

Selon lui, cette consultation avait pour objectif d’obtenir un avis technique sur l’organisation du secteur dans les zones sous administration du mouvement.

« On m’a sollicité parce que je suis du domaine et que je dirige également une société de gardiennage. On m’a expliqué que plusieurs entreprises travaillaient sans contrôle ni autorisation formelle des services habilités, ce qui posait des problèmes sécuritaires », a-t-il expliqué.

D’après lui, les autorités lui auraient également parlé du projet de mise en place d’une nouvelle structure de sécurité appelée **New Vision Security (NEVIS)**, qui serait dotée de moyens plus adaptés aux exigences sécuritaires de la région.

Selon les explications reçues, cette nouvelle société devrait notamment disposer d’unités mieux formées et éventuellement armées, afin de renforcer l’efficacité des dispositifs de sécurité.

« C’est dans ce contexte qu’on m’a demandé mon avis sur l’organisation de ce secteur. Si c’est cela mon seul péché, alors je l’assume », a-t-il affirmé.

Des exigences pour la régularisation du secteur

Revenant sur la fermeture des sociétés de gardiennage, Djimy MIRINDI indique avoir été informé dès le mois de mars dernier de la décision des autorités de suspendre temporairement les activités des entreprises ne remplissant pas certaines conditions administratives et opérationnelles.

Parmi les exigences évoquées figureraient notamment :

* le paiement de **50 000 dollars américains** au Bureau d’Étude et de Développement (BED) ;

* la mise à disposition d’au moins **six véhicules d’intervention** par société ;

* l’implantation effective des entreprises dans les villes de **Goma et Bukavu** ;

* l’obtention d’une **autorisation de fonctionnement délivrée par le Département de Sécurité et de Renseignements (DSR)** ;

* la formation des agents de sécurité pendant **une durée minimale de trois mois**.

Selon lui, ces mesures viseraient à restructurer le secteur afin de renforcer les normes professionnelles et les capacités opérationnelles des sociétés de gardiennage.

## Une fermeture qui concerne toutes les sociétés

Pour finir, Djimy MIRINDI insiste sur le fait que la décision de fermeture ne concerne pas uniquement certaines entreprises, mais **l’ensemble des sociétés de gardiennage opérant dans les zones sous administration de l’AFC/M23**, y compris la sienne.

« La société KAMI Security est également fermée comme toutes les autres. Nous attendons simplement que les nouvelles orientations soient définies afin que les sociétés jugées conformes puissent reprendre leurs activités », a-t-il conclu.

Dans l’attente de nouvelles dispositions, les acteurs du secteur espèrent que la restructuration annoncée permettra de clarifier les règles de fonctionnement et de garantir un cadre plus stable pour les entreprises de sécurité privée dans la région.

Marty Dacruz OLEMBA

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