MAMBASA / BUNIA, 20 octobre 2026 — Le général-major Bruno Mandevu, commandant du secteur opérationnel de l’Ituri, a mis en garde les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre l’utilisation des réseaux sociaux. Dans une vidéo consultée par TIC-TAC HEBDO, l’officier affirme que les soldats qui s’y consacrent seront considérés comme des ennemis. Il a également insisté sur le contrôle des effets et des colis transportés par les militaires avant et après les opérations.
Une mise en garde sur l’utilisation des réseaux sociaux
S’adressant à des militaires réunis à Mambasa, en province de l’Ituri, le général-major Bruno Mandevu a tenu des propos particulièrement fermes concernant l’utilisation des réseaux sociaux par les soldats.
« Désormais, tout soldat qui va se plonger sur les réseaux sociaux sera considéré comme ennemi », a déclaré l’officier dans l’extrait vidéo consulté par notre rédaction.
Cette déclaration met en évidence les préoccupations du commandement concernant le comportement des militaires et l’usage du téléphone dans un environnement opérationnel. La publication d’images, de vidéos ou d’informations relatives aux activités des unités peut notamment soulever des questions de sécurité lorsqu’elle permet de révéler des positions, des déplacements ou d’autres informations sensibles.
Toutefois, l’extrait disponible ne précise pas les modalités d’application de cette mise en garde, ni les éventuelles sanctions auxquelles les militaires concernés pourraient s’exposer.
Le contrôle des effets des militaires avant et après les opérations
Au cours de la même intervention, Bruno Mandevu a également insisté sur la nécessité de contrôler les militaires et leurs effets avant leur départ en opération, puis à leur retour.
L’officier a notamment évoqué le cas de soldats qui partent en mission et reviennent avec des colis. Il a présenté cette pratique comme incompatible avec la discipline et le sérieux attendus dans la conduite des opérations.
Cette consigne soulève plusieurs questions pratiques : quelles procédures de contrôle doivent être appliquées, qui en est responsable et comment les effets transportés par les militaires sont-ils vérifiés ? La vidéo consultée ne fournit pas de précisions sur ces modalités.
Entre discipline militaire et sécurité opérationnelle
Dans une province confrontée à des enjeux sécuritaires persistants, la protection des informations opérationnelles constitue une préoccupation importante pour les forces engagées sur le terrain. Les téléphones et les réseaux sociaux peuvent faciliter les communications, mais leur utilisation non maîtrisée peut aussi exposer des informations susceptibles de compromettre la sécurité des unités.
La mise en garde du général-major Bruno Mandevu s’inscrit dans cette problématique. Elle pose également la question de la distinction entre un usage personnel des réseaux sociaux et la diffusion d’informations opérationnelles sensibles.
Néanmoins, les propos rapportés dans la vidéo ne suffisent pas, à eux seuls, à établir l’existence d’une interdiction générale et formelle applicable à tous les militaires, ni à déterminer les sanctions prévues par les textes militaires en vigueur.
Au moment de la rédaction, aucune réaction distincte du ministère de la Défense nationale n’avait été relevée dans les éléments consultés par notre rédaction.
TIC-TAC HEBDO — Au-delà des faits
Source : vidéo consultée par la rédaction (lien).
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