Selon une note publiée la semaine écoulée à Goma, la convention pour le respect des droits humains, CRDH en sigles a à travers son coordonnateur Maitre Jean Paul NGAHANGONDI indiqué qu’entre 2000 et 2024, au moins 5106 civils ont été lâchement abattus dans la région de Beni et Lubero et entre 2024 et 2026, il a eu à documenter plus de 2000 civils supplémentaires tués. A ce jour, cela représente plus de 7000 civils massacrés en l’espace de six ans. Selon lui, ces chiffres imposent une vérité et que nous ne sommes pas en face à une crise ponctuelle mais aussi à un système de violence qui perdure. « Les massacres attribués aux ADF, groupe armé d’origine ougandaise constitue une part majeure de cette tragédie » a-t-il indiqué. Notre devoir de vérité exige de reconnaitre également :
-L’implication de certains groupes armés locaux notamment des factions Mai Mai/Wazalendo.
-Des cas documentés d’implication, de collaboration ou de passivité opérationnelle des certains éléments des FARDC.
-L’existence des réseaux de corruption impliquant quelques officiers militaires dans la vente d’armes et des munitions à des groupes armés. « Des officiers FARDC ont été arrêtés à Beni et à Bunia pour des faits liés à la commercialisation illégale d’armes et des munitions. Ces arrestations confirment que la crise sécuritaire est aggravée par des complicités internes. Lorsque des armes censées protéger la population alimentent la guerre, cela devient un auto entretien, une guerre qui dure…et qui profite à certains » ajoute Jean Paul NGAHANGONDI.Ce rapport met en lumière des éléments préoccupants, suggérant des détournements logistiques, trafic d’armes, gestion opaque des fonds sécuritaires, exploitation illégale des ressources qui bénéficiaires à certains acteurs politiques et militaires corrompus. « Lorsque la guerre devient un business pour certains acteurs corrompus, la paix devient une menace pour leurs intérêts et cela alimente une crise de confiance entre la population et les institutions » a-t-il conclu.
Guellord RISASI
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