L'AFC/M23 DÉNONCE LES BOMBARDEMENTS D'INFRASTRUCTURES SANITAIRES ET APPELLE LES FARDC À REFUSER LES ATTAQUES CONTRE LES CIVILS
GOMA. Dans une communication rendue publique, l'AFC/M23 dénonce ce qu'il qualifie de bombardements menés par le gouvernement de Kinshasa contre des infrastructures civiles, notamment des structures sanitaires. Le mouvement estime que ces actes constitueraient de graves violations du droit international humanitaire et appelle les éléments des FARDC ainsi que les Wazalendo à refuser de participer à des opérations qui, selon lui, viseraient les populations civiles.
Dans ce document, l'AFC/M23 rappelle que les Conventions de Genève de 1949, leurs Protocoles additionnels ainsi que le Statut de Rome de la Cour pénale internationale protègent les hôpitaux, le personnel médical, les ambulances, les blessés et les malades en période de conflit armé. Le mouvement soutient que toute attaque délibérée contre un établissement de santé est susceptible d'être qualifiée de crime de guerre.
L'AFC/M23 affirme que les bombardements dénoncés auraient causé des pertes parmi les populations civiles et endommagé des infrastructures destinées aux soins. Selon le mouvement, de tels actes engagent non seulement la responsabilité de leurs auteurs et de leurs commanditaires, mais également celle des autorités qui les ordonneraient ou les toléreraient.
La communication s'adresse également aux militaires des FARDC et aux combattants Wazalendo, que l'AFC/M23 invite à ne pas exécuter des ordres qui, selon lui, conduiraient à des attaques contre des civils ou des biens protégés par le droit international humanitaire. Le mouvement affirme que les soldats congolais ont pour mission de protéger la population et non de participer à des opérations susceptibles de mettre en danger des non-combattants.
Sur le plan politique, l'AFC/M23 réaffirme que son engagement s'inscrit, selon ses dirigeants, dans une démarche de refondation de l'État congolais fondée sur la justice, la sécurité, le vivre-ensemble et l'égalité entre les citoyens. Le mouvement estime que les violences contre les populations civiles démontrent l'échec de la stratégie militaire du gouvernement de Kinshasa et affirme poursuivre son objectif de bâtir un Congo pacifié et réconcilié.
Au moment de la mise sous presse de cette édition, aucune réaction officielle des autorités de Kinshasa à cette communication n'avait été enregistrée. TIC-TAC HEBDO demeure attaché au principe de l'équilibre de l'information et publiera toute réaction ou mise au point officielle qui lui sera communiquée.
Signé : La Rédaction – TIC-TAC HEBDO
Source : Publication Facebook TIC-TAC HEBDO — TIC-TAC HEBDO | Rédaction